Les règles de barre

Tout comme la circulation routière, la circulation maritime suppose un minimum de règles
afin de garantir la sécurité de chacun.

Les navires doivent adapter leur vitesse en fonction :

  • de la visibilité
  • de la densité du trafic
  • des conditions de navigation
  • de la compétence de l’équipage et du chef de bord
  • des capacités du navire

De plus, le navigateur doit assurer une veille visuelle et auditive constante
et réaliser les manœuvres le plus franchement et le plus tôt possible.

  • le risque d’abordage
  • navire qui en rattrape un autre
  • responsabilités réciproques des navires
  • ordre des priorités
  • navires à moteur qui font routes opposées
  • navigation dans un chenal étroit
  • véhicules nautiques à moteur, planches à voile, ski nautique

Différents types de balisages

Les balises de danger isolé

Elle marque la position d’un danger d’étendue limitée.
En principe, elle est posée directement sur le danger.

Le jour :

  • corps de la balise : une ou plusieurs bandes rouges,
  • voyant : deux sphères noires.

La nuit :

  • 2 éclats blancs

On passe indifféremment à droite ou à gauche de la balise.

Les dangers nouveaux

Ce sont les dangers qui ne sont pas encore mentionnés sur les cartes
(épaves, bancs de sable..). Afin d’attirer l’attention du navigateur, on double la balise. Les marques utilisées sont soit des cardinales, soit des latérales.

Les marques spéciales

Zone de travaux sous-marins

Elles indiquent le positionnement d’une zone soumise à une réglementation
spécifique (zone de pêche, d’exercice, militaire…) ou la présence d’obstacles
immergés (câbles, canalisation, oléoduc…).

Les balises d’eaux saines

Elles indiquent une zone sans danger.
En principe, elles servent à nous donner un point de repère : axe du chenal, atterrissage…

Le jour :

  • corps de la balise : bandes rouges et blanches verticales,
  • voyant : sphère rouge.

La nuit :

  • feu blanc isophase ou lettre morse A ou occultation ou éclat long.

On passe indifféremment à droite ou à gauche de la balise.

Les balises cardinales

Les balises cardinales (ainsi nommées parce qu’elles font référence aux points cardinaux) servent à signaler une zone de danger.

EXEMPLE :

Cardinale Nord, je passe au Nord de la balise (le danger est au Sud).
Cardinale Est, je passe à l’Est de la balise (le danger est à l’Ouest).
Cardinale Sud, je passe au Sud de la balise (le danger est au Nord).
Cardinale Ouest, je passe à l’Ouest de la balise (le danger est à l’Est).

Identifier les balises cardinales le jour

Une balise cardinale se caractérise par :

  • l’emploi de deux couleurs : le noir et le jaune,
  • deux voyants en forme de cône.

Pour différencier la cardinale Est de la cardinale Ouest, vous pouvez dessiner à l’intérieur des voyants un E comme Est et un W comme West.

En ce qui concerne le corps de la balise, la pointe des cônes indique la position de la couleur noire :

  • cônes pointe en haut, le noir est en haut (le jaune en bas),
  • cônes pointe en bas, le noir est en bas (le jaune en haut),
  • cônes pointe en haut et en bas, le noir est en haut et en bas (le jaune est au milieu),
  • cônes qui se rejoignent au milieu, le noir est au centre (le jaune à chaque extrémités)

Identifier les balises cardinales la nuit

Les balises cardinales sont équipées d’un feu scintillant blanc.
En fonction du nombre de scintillements groupés, on peut aisément les différencier :

  • Cardinale Nord : feu scintillant continu,
  • Cardinale Est : 3 scintillements
  • Cardinale Sud : 6 scintillements + 1 éclat long,
  • Cardinale Ouest : 9 scintillements

Pour se souvenir du rythme du feu, il faut placer les points cardinaux dans le cadran d’une horloge. Ainsi, le chiffre des heures vous indiquera le nombre de scintillements en fonction de la cardinale (exemple : 3 heures = 3 scintillements).

Les balises latérales, ce qu’il faut savoir !

Les balises latérales

Les balises latérales matérialisent les limites bâbord et tribord
d’une route à prendre ou d’un chenal d’accès.

On distingue deux types de latérale :

  • la latérale tribord
  • la latérale bâbord

La latérale tribord se caractérise par :

  • une couleur verte,
  • un voyant en forme de cône,
  • une numérotation impaire,
  • un feu vert de rythme quelconque (sauf 2+1 éclats).

La latérale bâbord se caractérise par :

  • une couleur rouge,
  • un voyant en forme de cylindre,
  • une numérotation paire,
  • un feu rouge de rythme quelconque (sauf 2+1 éclats).

Quand les deux balises sont matérialisées, le navigateur passe entre ces marques en tenant la droite du chenal,ce qui permet de laisser un espace suffisant aux navires arrivant en sens inverse.

Conventionnellement, elles portent le nom du bord (bâbord ou tribord) sur lequel vous devez les laisser en allant du large vers la terre ou en entrant dans un port.

En entrant au port :

  • on laisse la balise verte sur tribord (on passe à gauche de la balise),
  • on laisse la balise rouge sur bâbord (on passe à droite de la balise).

En sortant au port :

  • on laisse la balise verte sur bâbord (on passe à droite de la balise),
  • on laisse la balise rouge sur tribord (on passe à gauche de la balise).

Les balises de chenal préféré

Variante des balises latérales, une balise de chenal préféré permet d’accéder
a un même port par deux chenaux différents. D’une profondeur souvent plus importante, la prudence suggère de prendre le chenal préféré. Une balise de chenal préféré reprend les mêmes caractéristiques qu’une balise latéral à ceci près que s’y ajoute une bande horizontale de couleur inverse à la couleur dominante. Les balises de chenal préféré ont un feu avec un rythme de 2+1 éclats.

Identifier la nuit les latérales et chenal préféré

Quand une balise est lumineuse, celle-ci est identifiable par la couleur et le rythme de son feu. Ainsi les feux des balises vertes et rouges seront matérialisés par les couleurs et les rythmes suivants :

  • latérale tribord : feu vert, rythme quelconque
  • latérale bâbord : feu rouge, rythme quelconque
  • balise de chenal préféré verte avec un anneau rouge : feu vert avec rythme de 2+1 éclats
  • balise de chenal préféré rouge avec un anneau vert : feu rouge avec rythme de 2+1 éclats

Utilité et identification du balisage

A quoi sert le balisage ?

Le balisage des côtes est destiné à donner des informations aux navigateurs. Les balises utilisées sont fixes (tourelle, espar…), ou bien flottantes (bouée).

Elles indiquent le positionnement d’un danger (roches, épaves, bancs de sable…) ou la délimitation d’une zone de navigation (chenal d’accès au port, zone de baignade…). Appelées également  » marques « , il en existe de différents types :

  • les balises latérales
  • les balises cardinales
  • les balises de danger isolé
  • les balises d’eaux saines
  • les marques spéciales

Reconnaître les balises le jour

Les balises sont identifiables grâce à un code qui leur est propre.
Ainsi, chaque balise se caractérise par :

  • la couleur du corps
  • une forme de voyant (partie supérieure de la balise)
  • une couleur et un rythme du feu si elles sont lumineuses

Dans certains cas, elles peuvent être numérotées et porter un nom.

Reconnaître les balises la nuit

Quand une balise est lumineuse, celle-ci est identifiable par la couleur et le rythme de son feu. Ainsi le feu d’une balise peut être matérialisé par l’un des rythmes suivants :

  • feu scintillant : alternance rapide de lumière et d’obscurité
  • feu à éclat : période de lumière plus courte que la période d’obscurité
  • feu isophase : période de lumière égale à la période d’obscurité
  • feu à occultation : période de lumière plus longue que la période d’obscurité

Deux systèmes de balisage : la région A et B

La terre se divise en deux zones ( la région A et la région B ) dans lesquelles cohabitent deux systèmes de balisage. L’examen du permis mer côtier porte sur le balisage de la région A (France métropolitaine, Europe occidentale, Méditerranée, Angleterre, Afrique, Australie…).

La région B couvre le continent Américain (dont les Antilles françaises et la Guyane), le Japon, la Corée…  Seul le balisage de la région A sera abordé dans ce cours.

Apprendre à conduire un bateau : le matériel nécessaire

Un support de cours en couleur vous est remis gratuitement
au début de chaque formation.

Les bateaux

  • Antares série 6
  • Type : pêche promenade
  • Marque : Bénéteau
  • Modèle : Antares série 6
  • Longueur : 6 mètres
  • Largeur : 2,50 mètres
  • Caractéristiques : moteur In-Bord 80 chevaux turbo diesel

 

  • Type : pêche promenade
  • Marque : Ocqueteau
  • Modèle : 760
  • Longueur : 7,60 mètres
  • Largeur : 2,80 mètres
  • Caractéristiques : moteur In-Bord 150 chevaux turbo diesel

Equipement du Ocqueteau 760 ( cours Maxsea et électronique marine ) :

– GPS lecteur de carte Navman Tracker 5500
– GPS Garmin GPSMAP 76S
– GPS Magellan Meridian color
– Sondeur bi-fréquence Navman Fish 4500
– Sondeur Navman Depth 3100
– Speedomètre Navman Speed 3100
– Girouette anémomètre Navman WIND 3100
– Radar Raymarine RL70 PLUS
– VHF fixe ASN SeaCom M-55
– VHF portable Navicom RT-211
– PC Sony VAIO
– Ecran plat Philips Flat TV 15 »
– Logiciel Maxsea (toutes versions)
– Logiciel carto exploreur
– Logiciel Mapsend Street
– Logiciel Mapsend Blue Nav
– Logiciel Carto Nav Plus
– Logiciel Mapsource Metro Guide
– Cartographie C-MAP et Mapmédia
– Jumelles Steiner avec compas de relévement électronique Navigator II
– Monoculaire avec compas de relévement électronique DataScope
– Convertisseur 12V / 220V

Les stages week-end

Les stages week-end constituent un excellent moyen d’aborder
les permis de bases (carte-mer, côtier, rivière).

Durant ces 2 jours, Vous alternerez cours théoriques,
examens blancs et cours pratiques.

Un support de cours et un questionnaire en couleur gratuits
vous seront envoyés une quinzaine de jours avant le stage.

Vous aurez le choix de passer votre examen dans la semaine qui suit ou bien plus tard. Nous avons au minimum 1 session par semaine. Les stages ont lieu à Paris et à Alfortville
(1 Km de la porte de Bercy) de septembre à juillet.

Renseignez-vous , plusieurs dates sont disponibles.

Le permis hauturier

Le permis hauturier autorise la conduite de tout navire de plaisance sans limitation ni de distance ni
de jauge, de jour comme de nuit.Document officiel du permis bateau

Il se déroule en 2 phases :

  • Préparation et passage du permis mer côtier
  • Préparation et passage de l’extension

Le matériel nécessaire à la préparation du permis hauturier comprend :

  • Une machine à calculer non programmable
  • Une règle de navigation (Cras, rapporteur breton…)
  • La carte de navigation 9999 du SHOM
  • Un compas à pointe sèche
  • Un crayon à papier et une gomme

Examen
Examen du côtier + examen de l’extension

Pas besoin d’ouvrages supplémentaires :
Un support de cours en couleur vous est remis gratuitement au début du cours :
Côtier : 12 pages
Extension : environ 100 pages de cours et d’exercices

L’extension

L’extension s’adresse aux personnes titulaires d’un permis côtier ou du permis A.
Elle permet d’obtenir le permis hauturier qui autorise la conduite
de tout navire de plaisance sans limitation ni de distance ni de jauge,
de jour comme de nuit.

Programme :
Lecture de carte, faire valoir sa route, estimer, faire le point, identification de phare, prévision météo, etc.

Formation :
6 cours de 2 heures ou 3 cours de 4 heures ou stage week-end (horaires à définir suivant la disponibilité de chacun).

Examen :
1/2 journée.

Le matériel nécessaire à la préparation du permis hauturier comprend :

  • Une machine à calculer non programmable
  • Une règle de navigation (Cras, rapporteur breton…)
  • La carte de navigation 9999 du SHOM
  • Un compas à pointe sèche
  • Un crayon à papier et une gomme

Pas besoin d’ouvrages supplémentaires :
Un support de cours en couleur vous est remis gratuitement au début du cours (environ 100 pages de cours et d’exercices).

Le permis côtier

Valable sur le domaine maritime, il autorise la conduite
de tout navire de plaisance à moteur à moins de 5 milles
d’un abri, de jour comme de nuit.
Ce permis permet également de piloter les véhicules nautiques
à moteur (scooter des mers, jet à bras, planche à moteur).

Théorie :
Balisage, règles de barre, feux et marques des navires, signaux sonores, signaux de détresse,
signaux régissant le trafic portuaire, signaux météo, etc.

Pratique :
Appareillage, navigation au compas, récupérer un homme à la mer, accostage, etc.

Formation :
Stage week-end ou formation en cours du soir (10 heures de cours).

Examen
1 matinée de semaine.

Pas besoin d’ouvrages supplémentaires :
Un support de cours en couleur vous est remis gratuitement au début du cours (environ 12 pages de cours et d’exercices).